1ère traversée solaire polaire

Avancer pas à pas pour continuer d’inventer son futur

La Nouvelle tant attendue tarde à venir, les partenariats ne se bousculant pas au portillon par les temps qui courent. Pourtant, il s’en est fallu de peu pour que je saute de joie il y a quelques semaines et que je m’emballe telle une néophyte exaltée qui croit encore aux tours de passe-passe.

Heureusement, l’expérience m’a appris de ne jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué et je constate aujourd’hui que bien m’en a pris ! Mon budget en est toujours au même point.

Je continue donc mes rendez-vous, avalant les kilomètres de bitume tout en rêvant d’embruns et de toundra glacée. Les chemins qui mènent à l’aventure sont souvent chaotiques, alors pour le moment, j’encaisse les bosses, tout en essayant de garder le cap. Je n’en suis pas à mon premier coup d’essai et plutôt que de freiner des quatre fers en attendant un miracle, je continue d’avancer pas à pas pour que, quoi qu’il arrive, le prototype solaire soit prêt dans les temps,  lorsque l’heure du départ sonnera. Ce n’est pas le moment de relâcher nos efforts, il y a encore quantité de pain sur la planche.

Le chantier Marée Haute, dont la principale mission était de modifier mon ancien « kiteboat » et de l’alléger tout en optimisant au maximum les surfaces pouvant accueillir les panneaux solaires, en a presque fini avec les travaux. Dans les prochaines semaines,  le bateau va connaître une étape décisive : La conception puis la mise en place des modules solaires, seule source d’énergie à bord permettant la propulsion.

Du côté Arctique, mon séjour dans le Grand Nord, en février dernier, a été au-delà de mes espérances et, malgré une température frisant quotidiennement les  -50°C, je me suis régalée de chaque instant, de chaque rencontre et surtout de chaque  petite histoire qui, racontée mine de rien sur un coin de table entre deux cafés, m’a permis de comprendre un peu plus de cette culture Inuvialuit qui me fascine tant. Je suis rentrée en Bretagne avec dans mes bagages, de précieuses infos et le regret de ne pas pouvoir m’attarder là-haut plus longtemps. Cet univers singulier a ce petit quelque chose qui nous envoûte et nous fait perdre à chaque fois, un peu plus de notre raison.