1ère traversée solaire polaire

Anne Quéméré

Anne Quéméré

Anne Quéméré est née et a grandi en Bretagne avant de s’envoler pour l’Amérique du Nord où elle a résidé pendant une dizaine d’années, travaillant dans le tourisme . Début 2001, de retour dans son pays natal, cette passionnée de la mer, prédisposée par atavisme maritime à larguer un jour les amarres se lance dans des navigations osées et pour certaines expérimentales.

2002, transatlantique à l’aviron en solitaire et sans assistance.

Une odyssée de 56 jours qui lui ouvre la porte de la route des alizés, et lui  offre un record qui lui donne des ailes et surtout le fougueux désir de poursuivre l’aventure.

2004, traversée de l’Atlantique Nord à l’aviron en solitaire et sans assistance

6450 kilomètres de Cape Cod à la Bretagne. Une épreuve redoutable,  dans les brumes, les coups de vent, les houles et déferlantes. Elle accomplit ce périple en 87 jours, dans des conditions météo particulièrement pénibles et établit un nouveau record féminin.

2006,  transatlantique en « kiteboat », en solitaire et sans assistance

Elle s’élance à nouveau sur l’Atlantique Nord, mais cette fois pour une première mondiale à bord d’un petit prototype tracté par une aile de kite.  55 jours plus tard, elle pose le pied sur le rivage breton persuadée qu’elle en a fini avec ces marathons océaniques.

Mais son monde, son souffle, sa respiration, son évasion,  c’est sur l’océan qu’elle les trouve et au cours de l’été 2010 elle se joint à une expédition au Groenland « la Grande Dérive » qui lui ouvre les yeux sur un autre monde, celui des glaces. L’année suivante elle rallie Lima au Pérou à la Polynésie Française

2011, traversée du Pacifique en kiteboat, en solitaire et  sans assistance 

Reculant toujours plus loin les limites de ses capacités d’endurance, la Quimpéroise  réfléchit, prépare et organise minutieusement chacun de ces voyages, entourée d’une équipe de passionnés qui la conseille et la soutient.

Lorsqu’elle n’est pas seule au milieu de l’océan, elle écrit des articles pour faire partager ses voyages, anime des conférences, parle de sujets préoccupants, comme de la préservation des océans, tout en rêvant de nouveaux appareillages.

Au-delà de ces différentes odyssées , c’est avant tout l’océan qu’elle salue, car « aussi puissante soit notre détermination, aussi inusable soit notre énergie, c’est bien lui et lui seul qui au final, décide ou non de nous laisser passer ».